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Simulateur droits de succession 2026
Barèmes 2026 vérifiés le 13 août 2026
En bref
En ligne directe, chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur sa part, et seule la fraction qui le dépasse est taxée, de 5 % à 45 % selon un barème progressif. Pour 300 000 € sans dettes transmis à parts égales, les droits totaux sont de 16 389 € avec deux enfants et nuls à partir de trois. Ce simulateur calcule les droits dus par les enfants, après déduction des dettes et, sous conditions, de l'abattement de 20 % sur la résidence principale.
Vous êtes en train d'organiser votre succession, ou vous voulez anticiper ce que vos enfants devront payer ? La plupart des gens sous-estiment les droits de succession : comprendre l'ordre de grandeur avant qu'un décès survienne change concrètement ce qu'on peut anticiper (donation, assurance-vie, etc.).
Calculez les droits de succession en ligne directe (parent → enfants).
- Les donations reçues depuis moins de 15 ans ne sont pas prises en compte : les droits affichés peuvent être sous-estimés.
- Les parts sont toujours égales entre les enfants : une répartition inégale n'est pas calculée.
Comment sont calculés les droits de succession ?
- Vous indiquez la valeur totale de la succession (l'actif brut), résidence principale comprise.
- Le simulateur retranche les dettes et frais funéraires que vous saisissez : ils sont déduits de l'actif.
- Si vous cochez la case correspondante, un abattement de 20 % est appliqué sur la valeur de la résidence principale. La loi le réserve au cas où elle est aussi occupée par le conjoint survivant, le partenaire de PACS ou un enfant mineur ou majeur protégé (article 764 bis du CGI).
- L'actif net obtenu est réparti à parts égales entre les enfants.
- Chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur sa part (article 779 du CGI) : seule la fraction qui le dépasse est taxée.
- Cette base est imposée par tranches, de 5 % à 45 % (article 777 du CGI). Les droits d'un enfant, multipliés par leur nombre, donnent les droits totaux ; ce que reçoit chaque enfant est sa part moins ses droits.
Quels droits sur 780 000 € transmis à 2 enfants ?
Une personne laisse à ses deux enfants 780 000 € de biens, dont une résidence principale de 320 000 €, et 20 000 € de dettes. La résidence n'est occupée par aucune personne ouvrant droit à l'abattement de 20 %.
| Étape | Montant |
|---|---|
| Actif net (780 000 € − 20 000 €) | 760 000 € |
| Part de chaque enfant (2 enfants) | 380 000 € |
| Abattement de 100 000 € par enfant | − 100 000 € |
| Base taxable par enfant | 280 000 € |
| Droits par enfant | 54 194,35 € |
| Droits totaux | 108 388,70 € |
| Net reçu par enfant | 325 805,65 € |
Avec trois enfants au lieu de deux, la part de chacun tombe à 253 333,33 €, les droits par enfant à 28 861,02 € et les droits totaux à 86 583,05 €. Ces montants sont calculés par le simulateur à partir des barèmes affichés : si un barème change, cet exemple est recalculé.
Que ne calcule pas ce simulateur ?
- Le rappel fiscal des donations reçues au cours des 15 dernières années : ce simulateur suppose l'abattement de 100 000 € par enfant intégralement disponible. Si vous avez déjà reçu une donation de vos parents il y a moins de 15 ans, les droits affichés ici sont sous-estimés par rapport à votre situation réelle.
- Une répartition inégale entre les enfants : ce simulateur répartit toujours l'actif net en parts strictement égales (le cas par défaut sans testament). Si un testament prévoit une répartition inégale, les montants par enfant affichés ici ne refléteront pas votre situation réelle — une répartition inégale doit de toute façon respecter la réserve héréditaire, que ce simulateur ne vérifie pas.
- L'abattement de 159 325 € dont bénéficie un héritier handicapé, c'est-à-dire incapable de travailler dans des conditions normales de rentabilité en raison d'une infirmité physique ou mentale : il se cumule avec l'abattement de 100 000 € de l'enfant (article 779 du CGI, service-public.fr). Le simulateur n'applique que l'abattement de 100 000 €.
- Le conjoint survivant ou le partenaire de PACS, les autres héritiers (frères et sœurs, neveux, tiers) et la représentation d'un enfant décédé : seule la succession en ligne directe, d'un parent vers ses enfants, est calculée.
- Le démembrement de propriété (usufruit et nue-propriété) : les biens sont comptés en pleine propriété.
- L'assurance-vie, qui suit des règles distinctes : voir le simulateur Transmission assurance-vie.
- Le contrôle de vos saisies : le simulateur n'applique pas le plafond des frais funéraires et ne vérifie pas que chaque dette est déductible, ni que la résidence principale remplit les conditions de l'abattement de 20 %.
- Les frais de notaire et les autres frais de règlement de la succession.
Questions fréquentes
- Les enfants héritent-ils forcément à parts égales ?
- Sans testament, oui : tous les enfants ont les mêmes droits et le partage se fait à parts égales, après la part du conjoint survivant le cas échéant. Avec un testament, une partie du patrimoine leur est réservée : la moitié pour un enfant, les deux tiers pour deux enfants, les trois quarts pour trois enfants et plus. Le reste peut être attribué librement. Le simulateur suppose des parts égales.
- Quelles dettes peut-on déduire de la succession ?
- Une dette est déductible si elle existe au jour du décès et peut être prouvée : frais de santé, emprunts restant dus, impôts dus par le défunt, par exemple. Les frais funéraires sont déduits à hauteur de 1 500 € (article 775 du CGI). Ne sont notamment pas déductibles : les dettes échues depuis plus de trois mois avant le décès, sauf attestation du créancier, et les dettes contractées par le défunt envers ses héritiers, sauf si ceux-ci prouvent la sincérité de la dette et son existence au jour du décès (article 773 du CGI).
- Faut-il passer par un notaire ?
- Oui dans trois cas, selon service-public.fr : la succession comprend un bien immobilier (le notaire établit l'attestation de propriété immobilière), son montant est égal ou supérieur à 5 965 € (le notaire établit l'acte de notoriété qui prouve votre qualité d'héritier), ou il existe un testament ou une donation entre époux.
- Dans quel délai faut-il déclarer la succession ?
- Dans les 6 mois à compter du jour du décès si la personne est décédée en France métropolitaine, dans l'année dans tous les autres cas (article 641 du CGI). Les droits se règlent en même temps que le dépôt de la déclaration. Un enfant du défunt peut être dispensé de déclaration si l'actif brut de la succession est inférieur à 50 000 € et s'il n'a reçu que des dons manuels ou des donations déclarés ou enregistrés.
Pour aller plus loin sur l'abattement et le barème, lisez notre guide « Succession : combien paient vos enfants sur 300 000 € ? ».
Sources
- Article 777 du CGI : barème des droits de succession
- Article 779 du CGI : abattement de 100 000 € par enfant
- Article 764 bis du CGI : abattement de 20 % sur la résidence principale
- Article 773 du CGI : dettes non déductibles
- Article 775 du CGI : frais funéraires
- Article 641 du CGI : délai de déclaration d'une succession
- Service-public.fr : droits de succession, évaluation de la succession et calcul des droits
- Service-public.fr : règles d'héritage, défunt ayant eu des enfants
- Service-public.fr : le recours à un notaire est-il obligatoire dans le cadre d'une succession ?
- Service-public.fr : droits de succession, déclaration
Liens vérifiés le 16 octobre 2026.
Comprendre le calcul
Les règles et les chiffres derrière ce simulateur, expliqués avec des exemples chiffrés et sourcés :
Simulation à titre indicatif, ne constitue pas un conseil personnalisé.